Graveurs & découpe laser · 158 produits
Graveurs et découpeuses laser de bureau, leurs modules, protections et accessoires de fixation. Le bois, le cuir, l'acrylique et le métal anodisé se personnalisent à la maison, à condition de respecter les consignes de sécurité fournies avec chaque machine.
Le matériau décide, et certains sont à proscrire
Une source à diode marque très bien le bois, le cuir, le carton, l'acrylique coloré et les surfaces peintes ou anodisées. Elle ne coupe pas le métal et traverse l'acrylique transparent sans l'entamer. Surtout, toute matière contenant du chlore, du PVC au similicuir vinyle en passant par certaines mousses, libère à la chauffe un gaz corrosif et toxique qui attaque les voies respiratoires autant que la mécanique de la machine. Ces supports ne se gravent pas. L'acrylique transparent, de son côté, laisse passer le faisceau des diodes bleues : il faut le teinter ou le peindre pour espérer un marquage.
Diode, fibre, et ce que la puissance signifie
Les watts annoncés désignent la puissance optique du module, non celle de l'alimentation : c'est cette valeur qu'il faut comparer d'un modèle à l'autre. Un module plus puissant coupe une épaisseur donnée en une seule passe, ce qui réduit le noircissement des chants. La source fibre à 1064 nm joue dans un autre registre : elle marque l'acier, l'aluminium et le laiton nus, là où la diode exige un aérosol de marquage. Les machines à double source réunissent les deux. La surface de travail et la course en hauteur déterminent ensuite ce qui passe physiquement sous la tête.
Ce qu'il faut installer autour de la machine
- Extraction : un absorbeur filtré ou une sortie vers l'extérieur, faute de quoi la pièce entière sent la fumée.
- Protection oculaire : obligatoire sur machine ouverte ; un capot certifié de classe 1 en dispense.
- Accessoire rotatif : seul moyen de graver un verre, un gobelet ou un cylindre sans déformation.
- Rehausse : elle dégage la hauteur nécessaire aux objets épais.
Le poste compte autant que la machine : plan de travail incombustible, dégagement autour du capot et extincteur à portée de main. Une machine installée dans une pièce de vie demande nettement plus de précautions qu'un atelier déjà ventilé.
Questions fréquentes
Un graveur à diode peut-il découper du métal ?
Non. Une diode marque ou grave une surface métallique traitée, souvent à l'aide d'un aérosol de marquage, mais la découpe du métal relève des sources fibre de forte puissance et des machines industrielles refroidies.
Quelle épaisseur de bois passe en découpe ?
Cela dépend de la puissance optique, de l'essence et du nombre de passes. Le contreplaqué fin se coupe aisément ; plus épais, les chants noircissent et les passes multiples déforment la géométrie. Un essai sur chute reste la seule mesure fiable.
L'extraction des fumées est-elle réellement nécessaire ?
Aucune gravure ne se fait sans dégagement. Un absorbeur à filtres retient particules et odeurs dans le local, une évacuation les rejette dehors. Négliger ce point encrasse aussi l'optique et fait chuter le rendement.
Faut-il des lunettes avec une machine fermée ?
Un capot certifié de classe 1 coupe le faisceau à l'ouverture et rend les lunettes superflues en usage normal. Sur une machine ouverte, ou capot relevé, une protection adaptée à la longueur d'onde reste indispensable.
Peut-on graver un objet rond ?
Oui, avec un accessoire rotatif qui fait tourner la pièce pendant que la tête avance. Sans lui, la mise au point se perd dès que la surface s'éloigne du plan focal et le motif s'étire sur les flancs.
Comment entretenir la lentille ?
Les fumées déposent un film qui absorbe l'énergie et réduit la puissance utile. Un nettoyage régulier à l'alcool isopropylique avec un coton adapté, machine froide et hors tension, suffit dans la grande majorité des cas.

































